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Cahier n° 6 Économie de la Santé : une réforme ? non une révolution !

Cahier du Cercle des économistes

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Économie de la Santé : une réforme ? non une révolution !
Cahier n°6

Sous la direction de Marc GUILLAUME

associé à Didier BAZZOCCHI et Jean-Claude PRAGER

Patrick ARTUS, Michel DIDIER, Jacques MISTRAL,

Christian SAINT-ÉTIENNE

et les contributions de Denis CASTAING, François THÉPOT

et Guy VALLANCIEN


L’économie de la santé est une fois de plus au cœur de notre actualité sociale et politique. Faut-il un rapport de plus ?

Oui, car même si notre réflexion peut éclairer le débat actuel, elle souhaite d’abord provoquer une rupture, en amont même du débat - un changement radical dans les présentations dominantes qui enferment les choix politiques et les réduisent à un problème de financement de la Sécurité Sociale.

Rupture ? Révolution même. Nous affirmons qu’il faut s’attendre à un fort développement de nos dépenses de santé dans les prochaines décennies. Et que ce développement est en outre souhaitable, pour de multiples raisons, que nous détaillons. Au fond, c’est une évidence, mais une évidence masquée, obscurcie, par le ressassement réducteur d’un débat centré sur la réduction des dépenses.

Après ce constat et ce souhait, mais après seulement, surgit le problème, complexe, du financement de ce développement.

Nous abordons ce problème selon deux axes.

 Certes, il existe des gaspillages, des dysfonctionnements, des surconsommations. Et s’il faut dépenser plus, c’est à la condition de dépenser mieux. Nos propositions dans ce sens sont fondées sur quelques principes simples d’autonomie et de responsabilisation des acteurs de la santé qui sont finalement assez proches de ceux que nous avons présentés, dans le précédent Cahier, pour l’enseignement supérieur et la recherche. Autonomie et responsabilité : incantations dira-t-on pour un système étatisé, bureaucratisé, sur lequel se sont sédimentées des couches de réformes partielles, insuffisantes, inabouties. Pour réduire ce risque, nous avons accordé une importance particulière aux leçons venues de l’étranger et souligné l’importance du benchmarking et de l’expérimentation.

 La question de la bonne gouvernance du système global de soins n’est pas séparable de celle de son financement. Financement ? Charges sociales, para-fiscales donc ? Nous sommes habitués à raisonner ainsi, mais ce n’est pas une fatalité. Est-il normal que les Français dépensent directement moins de 3 % de leur budget pour un bien aussi précieux que leur santé ? L’essentiel de notre réflexion revient à séparer ce qui relève de la solidarité, que nous proposons de renforcer, et ce qui ressort de l’assurance, ou de la dépense directe, sous des formes adaptées à la situation de chacun.


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Économie de la santé : une réforme ? non, une révolution !

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